Citoyen de France ou d'ailleurs, musiciens intervenants, enseignants, parents d'élèves, élus, directeurs de conservatoires, responsables de la Culture...
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L'Appel des Oreilles - Mai 2012

Appel pour une coopération interministérielle de renforcement du service public

d'éducation musicale, artistique et culturelle assuré par les dumistes


Monsieur le Premier Ministre,

Aujourd'hui vous avez entre les mains une occasion unique de donner une dynamique efficace à votre politique éducative et culturelle, avec des répercussions positives irrigant tout le territoire Français. Ce en jouant la carte d'une profession que l'Etat a eu l'intuition de créer voici presque 30 ans, qui oeuvre au quotidien sur tout le territoire : la profession de dumiste.
Dumistes : ce sont des artistes, musiciens professionnels, formés à intervenir à l’école primaire et titulaires du Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant à l’école (DUMI), issus de 9 centres universitaires de formation de musiciens intervenant à l’école (CFMI). François Mitterand, Jack Lang, Alain Savary, Maurice Fleuret, André Dubost, Bernard Toulemonde sont à l’origine de la constitution de ce métier de dumiste et de son développement.
Leur nombre : Aujourd'hui plus de 4000 dumistes sont à l’œuvre dans les écoles primaires des différentes régions de France.
Leurs statuts : Musiciens engagés par les collectivités locales en tant qu’assistant principal d’enseignement artistique de la Fonction Publique Territoriale ou employés par le secteur associatif.
Une réalité : Plus de 3 millions d’enfants scolarisés à l’école primaire bénéficient régulièrement de l’action des dumistes dans une coopération inventive avec plus de 100 000 professeurs des écoles, et plus de 400 000 professionnels de la culture, artistes, professeurs de conservatoires et élus, entraînant un rayonnement culturel dans plus de 3 millions de familles. Au total, plus de 10 millions de citoyens et futurs citoyens, soit 1/6è de la population française sont en contact régulier avec ces professionnels.

Considérez l'impact :
- de la coopération interministérielle, féconde pour les CFMI, depuis presque 30 ans, pour le développement des pratiques, de l’éducation et des enseignements artistiques* : Education Nationale / Enseignements Supérieurs / Culture. La spécificité des CFMI réside dans le fait que ces établissements sont placés au croisement de ces trois ministères.
- d'une formation musicale, artistique et culturelle des enfants comme un élément central de l’école primaire, dans l’esprit du plan initié par Jack Lang et Catherine Tasca, dans les années 2000. L’éveil scientifique, en référence aux opérations « La main à la pâte » sont à positionner de la même manière. Ainsi les objectifs de l’école autour du lire/écrire/compter prennent tout leur sens dans cette projection artistique et scientifique.
- d’une pratique artistique, rendue possible pour le plus grand nombre parce qu'elle a lieu à l’école, et qui développe les capacités d’imagination, d’invention, d’initiative, de création des enfants et des jeunes comme facteur de mieux être dans la société et d’un savoir vivre ensemble.
- de professions qui soient dans un entre-deux où les maîtres-mots sont travail en équipe, médiation, partenariat, mise en relation pour rendre fructueuse la coopération entre les ministères d’une part et entre l’Etat et les collectivités locales, d’autre part.
- d’une formation professionnelle des artistes, enseignants, artistes-enseignants, enseignants-artistes, des musiciens intervenant à l’école (les dumistes), des musiciens-enseignants, des enseignants-musiciens qui développent des techniques éducatives innovantes et inspirantes pour beaucoup d'autres pays.
Forts de 30 années d'expérience, nous sommes convaincus :
- que l’éducation musicale, artistique et culturelle est une affaire partagée entre les ministères, mais aussi entre l'Etat d'une part et les Collectivités locales, d’autre part : les dumistes, formés par l'Etat, sont employés par les collectivités locales, ce qui contribue aux liens de cohérence entre les différentes instances publiques.
- qu’être artiste, éducateur, enseignant, médiateur relève d’une formation professionnelle qui doit résolument mettre en résonance, de façon simultanée, ces différentes dimensions qui font l’artiste d’aujourd’hui.
- que la réforme n’est pas toujours synonyme d’innovation, de progrès et d’avancées. Le quinquennat qui s’achève a effectué des réformes qui ont opéré des retours en arrière.
- qu’un centre de formation professionnelle nécessite la constitution d’une équipe de permanents, à demeure, qui, à la fois, conçoit, coordonne, régule, adapte, renouvelle les plans de formation initiale et continue, tout en assurant aussi le suivi et l’insertion professionnelle des artistes formés.
- que l’opérationnalité d’un centre de formation professionnelle est proportionnelle à sa taille : la petite taille, donne aux CFMI une posture de « cavalerie légère » et ainsi une capacité de réaction rapide. Son intégration, par convention, dans un ensemble plus grand. Ainsi, l'intégration d'un CFMI au sein d'une Université, comme c'est le cas à Lyon, Tours, Poitiers, Strasbourg, Aix-en-Provence, Lille, Toulouse, Rennes et Orsay a favorisé, sans aucun doute, le développement de la profession de musicien intervenant à l’école.

Nous vous demandons, avec confiance :
1- La reprise du développement des coopérations entre ministères, notamment ceux de la Culture et de l’Education nationale. Les pistes de projets communs ne manquent pas : meilleure efficacité des politiques éducatives et culturelles, mise en synergie des moyens, cohérence entre les actions scolaires et culturelles, formation commune des acteurs de la Culture et de l'Education pour apprendre à coopérer et développer une société du vivre-ensemble... Nous sommes à votre disposition pour toute question.
2- La sauvegarde de l’autonomie de petites unités de formation professionnelle dans le champ de l’éducation musicale, artistique et culturelle, dans le cadre de conventions, d’ores et déjà éprouvées, avec les universités
3- L’évaluation de l’existant, notamment les CFMI, le modèle de formation des dumistes, la situation des dumistes sur le terrain, les initiatives collectives comme la Semaine de la Musique à l'Ecole, la poursuite du recensement national...
4- Une concertation au niveau national entre les différents services ministériels et les représentants de la formation, de la profession, et des professions directement concernées dans le but de coordonner les actions à tous les niveaux : Conseil des CFMI, Fédération Nationale des Musiciens Intervenants, CANOPÉEA.
5- Le développement à l’échelle de l’Europe de professions dont le point d’équilibre dépasse la seule expertise technique et le seul rayonnement artistique (la profession de dumiste en est un bel exemple, unique en Europe). Pour le musicien intervenant, on parle de mission d’agent de développement culturel : celle de se préoccuper du sens d’une action de formation artistique à l’échelle d’un territoire dans des partenariats à toujours réinventer entre des structures, des institutions, des établissements, des associations…

* La démarche CANOPÉEA (Collectif pour des Assises Ouvertes sur les Pratiques, l’Éducation et les Enseignements Artistiques), à laquelle se sont associés le Conseil des CFMI et la Fédération Nationale des Musiciens Intervenants, s’inscrit dans cette dynamique de construction et de développement à partir de la recherche d’enjeux partagés entre Etat et collectivités, entre ministères, entre secteur public et secteur privé, entre secteur institué et secteur associatif. CANOPÉEA prépare des assises nationales sur ces sujets, à Paris, à l’automne prochain : www.canopeea.fr




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Résultats au 11 juin 2012 :
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Dumiste

619
36%
Enseignant d'école primaire

201
12%
Parent d'élève

225
13%
Responsable d'une structure culturelle

56
3%
Professeur de musique

361
21%
Artiste

362
21%
Directeur de Conservatoire

26
1%
Coordinateur de MI

28
2%
Musicien Intervenant non Dumiste

49
3%
Etudiant d'un CFMI

50
3%
Responsable d'un CFMI

9
1%
Other

365
21%
Les utilisateurs peuvent cocher plusieurs cases, donc les pourcentages peuvent être supérieurs à 100 %.