dernière mise à jour le 10 juin 2014

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Si vous souhaitez qu'une audio-conférence soit organisée, le soir qui vous arrange, merci d'écrire à ouassem@gmail.com (coordinateur bénévole pour la Fnami)
Exemple : tel soir, de 20h à 21h : comment évoquer habilement la problématique (mais aussi les potentiels avantages) des Rythmes Scolaires dans les communiqués de la Semaine de la Musique à l'Ecole ?

Consultez le fichier de préparation et de suivi des audio-conférences





Extraits de messages reçus au sujet des rythmes scolaires

Le 29 mars 2013 Damien Lot a écrit :

Bonjour,
Je suis MI dans le nord je suis tombé sur votre site un peu par hasard je l'avoue ! Je me suis donc permis de jeter un petit coup d'oeil! J ai vu à quel point certains parmi vous étaient inquiets concernant les nouveaux rythmes scolaires ce qui est compréhensible ! Mais je vais vous apporter une bonne nouvelle malgré tout L'article 6 de la loi sur la refondation de l'école a été voté en première séance à l'assemblée le 15 Mars dernier. Cet article nous intéresse et nous concerne directement nous MI. Il concerne l'obligation d'un parcours culturel et artistique au coeur même des apprentissages. Il remplace l'article 121-1 et 121-6 du code de l'éducation. Je vous invite juste à lire la séance du 15 mars dernier ( http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2012-2013/20130177.asp#P542_86117) C'est un peu indigeste comme lecture mais les débats sont retranscrit mots pour mots.
Donc en résumé et sans raccourcis hâtif les communes ou epci vont devoir maintenir voire proposer une offre d'éducation artistique pour l'école élémentaire de plus la dernière lois concernant l'enseignement culturel (2008) prévoit que seules les musiciens intervenants sont habilités et formés à faire le lien entre CRD/CRR et Education Nationale ( "En contribuant à cet effort d'éducation musicale, il s'agit bien de donner aux jeunes d'âge scolaire les bases d'une conscience contemporaine du phénomène sonore et musical, notamment en faisant naître le désir d'écouter et de pratiquer avec une grande disponibilité d'esprit et en transmettant les notions essentielles pour l'acquisition d'un sens critique.
Compte tenu du rôle grandissant que jouent les musiciens qualifiés, formés à l'université dans les centres de formation de musiciens intervenants (CFMI) pour intervenir en milieu scolaire, les "dumistes" constituent le point d'appui principal sur lequel les établissements peuvent compter pour accomplir cette mission, en raison notamment de leur connaissance de ce milieu et des modalités du partenariat." Edit du Schéma d'orientation pédagogique de l'enseignement initial de la musique Médiathèque de la Cité de la musique http://mediatheque.cite-musique.fr/masc/?INSTANCE=CITEMUSIQUE&URL=/mediacomposite/cim/10_Enseignement_de_la_musique/10_ens/20_schema_orientation_conservatoires_musique.htm)
Voilà, en espérant avoir apporté de bonnes nouvelles et en m'excusant d'avoir été un peu long mais chaque choses devant être précisées, je me suis permis de prendre mon temps !
Cordialement
Damien Lot MI dans le Nord
damienlot@gmail.com



Le 30 mars 2013, par Christine Rossi et Elisabeth Torrero

Bonjour,

Nous sommes musiciens intervenants dans une commune des alpes maritimes (roquebrune cap martin) et désirons avoir des renseignements suite à la nouvelle réforme de l'organisation des rythmes scolaires.

Notre commune se trouve confronté à un probleme de budget pour encadrer les enfants dans le temps du périscolaire.
Elle a solicité les musiciens intervenants pour ces crénaux horaires. (périsocaire gratuit : TAP)
Cette décisions soulève plusieurs problèmes concernant le statut et la misssion de notre métier :
- en tant que musicien intervenant est il légal d'encadrer seul 18 enfants?
- au niveau pédagogique, le temps du périscolaire est destiné à la détende, repos, jeux et loisirs, ce qui ne correspond à notre mission éducative.
Existe t-il des textes sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour défendre cet enseignement de qualité donné aux enfants et qui respecte le programme des apprentissages fondamentaux donné dans le B.O.E.N?

Nous avons lu attentivement tous vos textes sur internet, nous vous remercions et félicitons de votre implication,
et espéront avoir rapidement (nous avons encore une réunion mardi avec la Mairie!) des conseils afin que ces semaines de 4 jours et demi deviennent réellement un enrichisssement de l'éducation pour tous les enfants.
Merci.
Cordialement,
Christine Rossi, Elisabeth Torrero.



Le 21 mars 2013, par Fred Pezet, MI dans le 41 et le 45

Ce mail pour te faire part d'une petite anecdote pas piquée des hannetons concernant la suite des mésaventures d'un dumiste en milieu rural pris dans la tourmente de la réforme du temps scolaire et que je t'autorise à mettre en ligne si tu le juges utile.

A l'invitation de la directrice d'une des écoles où j'interviens (la même évoquée lors de mon dernier mail), j'ai pu participer ce soir à mon premier conseil d'école en tant que musicien intervenant, armé des précieux documents mis à disposition sur le wikispace (grand merci pour cela !).

J'ai eu l'insigne honneur de rencontrer pour la toute première fois le président du SIIS qui m'emploie depuis... 3 ans, et qui, bien que ne l'ayant pas montré, a dû être sacrément surpris de m'y retrouver vu qu'il n'avait volontairement pas été prévenu par l'équipe pédagogique.

Mais au-delà de ce détail personnel croustillant relatif à la grande diversité des rapports entre collectivité territoriale et équipe pédagogique au milieu desquels se retrouve parfois le brave musicien intervenant, je souhaiterai attirer plus particulièrement l'attention sur les propos de mon employeur devant le conseil d'école, suite à sa rencontre avec l'IEN pour envisager la réforme. A savoir que l'Inspecteur de l'Education Nationale lui-même lui a clairement fait comprendre que l'intervention musicale dont bénéficiait l'école depuis maintenant 3 ans pouvait tout à fait passer en activité périscolaire.

Alors, quand d'un côté on me dit que mon enseignement s'inscrit dans le programme de l'Education Nationale et que de l'autre un IEN invite les communes à me faire passer en périscolaire, j'en viens à me poser des questions sur la validité de mon diplôme et de mes choix professionnels !

Mais restons positif ! La plupart de mes employeurs reportent leur décision à 2014, du moins semble-t-il (vu la quasi omerta qui règne par chez moi entre employeurs et salariés). Et puis tout n'est pas perdu... j'ai toujours mon BAFA !

Salutations musicales et solidarités avec tous les intervenants scolaires toutes disciplines confondues !


Le 13 février 2013, par Francis Couturier, MI dans le 77

Je ne serai pas à la réunion de skype ce soir, à propos de cette fameuse réforme, mais voici une petite synthèse de la réflexion que je me suis faite à ce propos. Si ça peut servir, tant mieux.
Je pense que tant que la place octroyée à la musique dans les programmes scolaires ne diminue pas, le "danger" est relatif : nous avons toujours notre légitimité dans le cadre scolaire. Tout dépendra de la façon dont les mairies appliquent la réforme, et ce qui le plus important pour elle :

- préserver le choix qu'elles ont fait, jusqu'à ce jour, de fournir à la ville une vraie éducation musicale, dans de bonnes conditions, c'est à dire dans le cadre scolaire

- faire des économies, et employer les MI dans le cadre de l"animation, ce qui n'a aucun sens vu les buts de l'animation, qui sont d'occuper les enfants, mais pas de leur apporter un savoir ou un savoir-faire : c'est en principe un temps de détente, sinon de repos..

On peut aussi penser à un panaché des 2 : on a proposé à un collègue d'une ville voisine de faire des heures sup dans le cadre de l'animation, tout en gardant ses heures dans le cadre scolaire.


Si la place réservée à la musique dans les programmes diminue, et que l'utilité des MI est remise en cause, c'est là que ça sent le roussi... Pour le moment, il n'en est pas question, mais, suite à la grève des enseignants, mardi, j'ai entendu dire, à la radio, par un syndicaliste de snuipp fsu que les instits étaient en désaccord avec une réforme "bricolée", et que gouvernement avait oublié un point essentiel : l'allègement des programmes. Ils vont donc rappeler ce point au gouvernement. Si les syndicats obtiennent plus ou moins gain de cause, et qu'on allège effectivement les programmes, quelles sont les matières qui risquent de servir de variable d'ajustement? Les maths? Le français? Sûrement pas, il faut "revenir aux fondamentaux".. Alors?...

Voilou... C'est pas intello, mais ça résume...

Francis


Le 12 février 2013 par Emilie Dupont-Lafort, MI et Chef de Choeur en Ile de France

Bonjour Aminova,

Je n'ai pas trouvé comment participer à la lettre alors je le fais par simple retour de mail après avoir lu ces documents.

Tout d'abord un grand merci pour ce courageux et laborieux travail.

Voici mon modeste point de vue en tant que dumiste et chef de choeur :
- Oui, il faut que les interventions musicales restent dans le temps scolaires, absolument.
- Oui, il faut que des ateliers spécifiques basés sur le volontariat et regroupant toujours les mêmes élèves soient créés sur le temps péri-scolaire.
- Oui, cela doit concerner aussi les professeurs des conservatoires.
- Oui, nous pouvons nous rendre dans les locaux des écoles si, et seulement si, ceux-ci sont adaptés ; dans le cas contraire, il faut établir des
conventions avec les autres établissements culturels de la ville et organiser des déplacements collectifs avec pédibus/cars scolaires encadrés par
des membres du péri-scolaire : ce qui permet de surcroît, de proposer une activité commune aux différentes écoles de la ville, d'établir
des liens entre elles, entre des élèves amenés à se cotoyer au collège et assure la cohérence de la politique culturelle de la ville.

J'ai fondé en 2008 un choeur d'école primaire qui perdure à ce jour et répète 2 midis par semaine.
Ce sont des choristes volontaires et assidus avec qui nous faisons au moins 2 concerts par an.
Si la réforme passe, je rêverais de pouvoir transformer ce choeur scolaire en Filière Voix et que cela puisse concerner les volontaires de toutes les écoles de la ville et pas seulement ceux d'un seul secteur.
Il me faudrait pour cela travailler en équipe avec un professeur de technique vocale, un accompagnateur et un professeur de solfège et il faudrait que les choristes des 3 secteurs puissent se rendre dans un même établissement aux mêmes horaires.

En tant qu'adhérente de l'IFAC (Institut français d'art choral) je sais que l'une de leur priorité est l'intégration des filières voix (formation des jeunes chanteurs) dans le nouveau schéma d'orientation pédagogique : afin que les chanteurs soient formés dès leur jeune âge comme des musiciens à part entière.
On est donc plusieurs à avoir des idées qui pourraient coïncider sur certains projets comme les choeurs d'enfants.

Cette réforme, si elle est judicieusement appliquée, peut-être l'occasion de donner jour à de beaux projets et développer concrètement les relations entre écoles et établissements culturels.
Je pense aussi que le temps péri-scolaire ne doit pas se transformer en immense garderie mais au contraire permettre aux enfants de suivre des activités de qualité à des horaires moins pénibles.

Avec tout mon espoir, merci encore,
Emilie Dupont-Lafort (Chef de Choeur au conservatoire du IXème arrondissement de Paris et Dumiste à Villebon-sur-Yvette)


Le 8 fév 2013, par Catherine Laurent, MI en Haute-Vienne

Salut les amis,
On se voit dimanche mais je voulais vous soumettre quelques interrogations concernant la réforme :
- à lecture du blog suivant (fait par l’IA 87) http://blogs.crdp-limousin.fr/87-ia-rythmes-scolaires , je n’ai pas trouvé mention dans les “expériences en Haute-Vienne”, de notre travail en matière culturelle et musicale en temps scolaire ==> ne doit-on pas s’en émouvoir officiellement?- à la lecture du doc guide sur la réforme pour les collectivités, je ne vois mention pour les activités péri-scolaires, et concernant les diplômes requis que ceux concernant l’animation !.. il fait mention des écoles de musiques dans une parenthèse mais quid de notre spécificité ?

de mon côté , pas de nouvelles précises concernant mon secteur, si ce n’est - info du jour – que pour Ambazac, les 3 directeurs sont invités par Mme Le Maire à discuter certaines solutions sur ce sujet jeudi prochain (rumeur: il n’y aurait pas de report en 2014). Qu’en est-il chez vous ?(En définitive, tous font grève mardi, mais...)

MErci de faire un “répondre à tous”, afin d’alimenter le wiki de Ouassem et informer les collègues d’autres régions. Même si on ne peut assister aux conférences SKYPE, je crois qu’il est bon de se fédérer.

Honnêtement , je suis d’un naturel optimiste, mais là, je m’inquiète un peu...Une action musicale serait proposée en mars si j’ai bien lu le WIKI ..mais , selon l’évolution des choses, est-ce idiot d’imaginer une lettre ouverte adressée à ??(ministère...??) via la presse ? (au niveau national Fnami).. Je réfléchis tout haut, mais bon..

merci de votre écouteAllez, à bientôtexternal image cleardot.gif

Catherine


Le 9 fév 2013, par Nathalie Courtioux-Robinier (MI à Panazol, 87)

Bonjour à toutes, et tous...Merci Catherine pour ton mail, tu m'a devancée ...Je voulais aussi profiter de notre journée de dimanche pour que l'on discute de cette réforme et des conséquences qu'il va y avoir sur notre statut.

Je suis un peu ce qui se passe à panazol. J'assiste aux réunions internes à l'éducation nationale.

Actuellement, à panazol, pendant le temps scolaire il y a des interventions musique et sport et il y a aussi des ateliers périscolaires. Tout le monde est titulaire.

Ce qu'il en est chez moi : c'est que d'un côté les enseignants ont réfléchi à un nouvel aménagement (3 gds groupes scolaires à réaménager) car la commune leur a proposé d'y participer. Ils souhaitent bien évidemment garder les interventions à l'école.

D'un autre coté, Le seul petit hic c'est que la mairie pense déjà à redéployer son personnel communal.Ils ont les interventions scolaires dans le collimateur !!!Ils ne veulent pas embaucher du personnel mais utiliser l'existant. Leur idée serait peut être de basculer certaines de mes heures en périscolaire pour faire de l'animation.

Il faut donc que je sois vigilante quant à mon poste car ce qui compte pour la mairie en priorité c'est que ça leur coûte le moins cher possible....Si on se place côté mairie, cela s'entend. Mais si on se place du côté du Dumiste, c'est la mort du MI et de sa réelle mission ...

Et l'inspection académique va dans le sens des communes, à savoir, récupérer les intervenants scolaires pour les utiliser en périscolaire. Donc leur but est que les intervenants sortent du système scolaire.

C'est maintenant que notre métier se joue. Demandez aux enseignants s'ils sont consultés pour vous garder au non.J'ai entendu dire qu'à limoges ils souhaitent récupérer un maximum de personnel.Il faut se bouger !!!

Donc moi aussi je m'inquiète pour mon poste même si les enseignants réclament mon intervention pendant le temps scolaire.

Bises à vous et à demain.

Nath


Le 8 février 2013, par Fred Pezet, MI dans le 41 et le 45

Ce mail juste pour témoigner, en tant que musicien intervenant, de ce à quoi j'assiste en ce moment quant à la réforme scolaire, histoire d'alimenter vos échanges via Skype auxquel je ne peux pas participer.

Intervenant en milieu rural au sein d'un regroupement scolaire depuis 2 ans, suite à un souhait de l'équipe enseignante contre l'avis des élus, on est entrain de me faire comprendre que, réforme oblige, mon CDD ne sera pas renouvelé l'an prochain, les finances ne permettant plus d'assumer séances de musique à l'école et activités pédagogiques artistiques péri-scolaires. Selon les enseignantes, il semblerait qu'il en soit de même pour l'intervenant sportif.

Autre témoignage de proximité, celui d'une commune qui avait toujours refusé jusqu'à présent d'embaucher un musicien intervenant dans le cadre d'un projet d'école et qui, sous prétexte de la réforme, fait appel à 2 profs de l'école de musique titulaire du DUMI pour encadrer les activités péri-scolaires dès l'année prochaine.

Tout ça pour dire que, au-delà de ma situation personnelle, l'avenir de la profession et de ses prérogatives premières m'inquiète grandement, vu la considération de bon nombre d'élus locaux pour les activités artistique en milieu scolaire. Et cette réforme me semble être une bonne occasion pour certains de faire le ménage à leur convenance.

Merci, si possible, de rapporter et confronter mes propos à d'autres expériences personnelles au cours de vos prochaines rencontres.

Bon courage et @bientôt j'espère !
Fred


Le 6 février 2013 par Catherine Laurent, MI en Haute-Vienne

Bonjour,Je ne pourrai pas être de la conférence ce soir, mais je continue à être en alerte de mon côté. L’IA du 87 à ouvert un blog d’infos pour enseignants et parents, des conseils d’écoles extra-ordinaires ont lieu dans mon secteur mais chaque jour apporte une info nouvelle (pas toujours réellement instructive d’ailleurs, mais ça bouge). Je vous envoie du neuf et du clair dès que c’est possible. Pour la grève du 12, tous mes instit. ne la suivront pas ; il sera donc difficile d’être solidaire de la protestation sous autre forme que de faire mon boulot au mieux.J’ai lu avec intérêt le tableau récap de la réunion du 30/1. Merci à tous pour les infos.A bientôtAmicalementCatherine


Le 4 février 2013 par Carole Leyval, région toulousaine

BonjourJe vous fais part d une émission de radio sur france interqui a eu lieu ce lundi 4 février à 10H : service public animé par guillaume ERNER.Le sujet portait sur les rythmes scolaires.Vous pouvez l'écouter à nouveau en différé icicordialement

Carole Leyval
dumiste
région toulousaine


Le 4 février 2013, par Véronique Formont, MI à Orléans

L'information se confirme : pour la rentrée prochaine 2013, les écoles élémentaires de la ville d'Orléans n'auront pas cours le mercredi matin, la mairie souhaitant se garder une année supplémentaire pour préparer l'organisation des nouveaux rythmes scolaires. (le budget prévisionnel pour la mise en place de la réforme les affole). Avec la directrice de Conservatoire des groupes de travail seront organisés durant l'année scolaire prochaine pour préparer cette nouvelle organisation et proposer des idées pour le temps périscolaire.à très bientôt,

Véronique

Le 4 février 2013, par Francis Couturier, MI dans le 77


Je ne sais pas si je pourrai être là ce mercredi mais je vais essayer.. (je prépare un pestac de contes "jeune public " avec pas mal de musique, je suis tout seul sur scène, et la générale c'est mercredi après-midi /soir)

En tout cas, à toutes fins utiles, ci-joint 2 documents :

- le dossier de présentation de la réforme des rythmes scolaires (mais peut être que vous l'avez déjà)



- un lettre où le collectif des MI du réseau de Sénart se positionne sur cette réforme : en 2 mots : vigilance, et ouverture. Ce document a été distribué aux directeurs des affaires scolaires des communes de Sénart, lors d'une réunion à laquelle participait Pascale Vacheret, chargée de Mission musique au SAN, que tu connais. Ils ont plutôt bien pris la chose, et là je cite Pascale :

2 points positifs majeurs :
1. la majorité/totalité cautionne tout à fait l'enseignement" en temps scolaire que vous dispensez et tout l'intérêt qu'il présente dans le projet de développement pour l'enfant à l'école. Ils ne souhaitent pas détruire ce qui est construit.
2. ils sont tout à fait prêts à vous associer à la concertation (comprendre, entendre, construire, faire des propositions de scénarii, (se) rendre compte de la réalité générale du domaine éducatif, etc...) qui se fera dans les semaines à venir...




Si cette lettre peut donner des idées, ou peut servir (dans le dossier sur le wilkspace des MI?.. ) , ça sera toujours ça...

J'ai lu les différents situations des MI sur wikispace, chez nous, c'est aussi assez flou, tout le monde attend des précisions..

tchac, vroum, coin coin

Francis


Le 23 janvier 2013 par Philippe Monnier, MI dans l'Essonne

Concernant la réforme des rythmes scolaires, si ça vous intéresse, vous pouvez aller sur la page du ministère : http://www.education.gouv.fr/cid66696/la-reforme-des-rythmes-a-l-ecole-primaire.html

Voici en quelques lignes le principe de la réforme :
Les principes du nouveau décret relatif à l’organisation du temps scolaire

Le principe général est celui d’une entrée en vigueur de la réforme des rythmes à la prochaine rentrée. Ainsi, à compter de la rentrée 2013, les principes généraux d’organisation du temps scolaire dans le premier degré seront les suivants (article 3 du décret) :

  • l’enseignement sera dispensé dans le cadre d’une semaine de neuf demi-journées incluant le mercredi matin ;
  • tous les élèves bénéficieront de 24 heures de classe par semaine ; à titre d’exemple, l’ajout de 3 heures de classe le mercredi matin permettrait d’alléger les autres journées en moyenne de 45 minutes ;
  • la journée d’enseignement sera, en tout état de cause, de maximum 5 heures 30 et la demi-journée de maximum 3 heures 30 ;
  • la durée de la pause méridienne ne pourra pas être inférieure à 1 heure 30.
Par ailleurs, des activités pédagogiques complémentaires viendront s’ajouter aux 24 heures d’enseignement hebdomadairequi se dérouleront en groupes restreints. Il pourra, par exemple, s’agir d’une aide aux élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages, d’un accompagnement du travail personnel des élèves ou d’une activité prévue par le projet d’école, le cas échéant, en lien avec le projet éducatif territorial.



Le 23 janvier 2013 par Catherine Laurent, MI en Haute-Vienne
Bonsoir,
Je ne vais pouvoir participer mais je loue l’initiative.Pour alimenter le ruisseau du moulin, je peux juste indiquer que mon employeur se prépare (et moi aussi) aux incidences probables sur l’organisation de mes heures, à peu près comme nos troupes devant la ligne Maginot en 39/40: on les attend de pied ferme, mais .....
“tout ça” n’est qu’une éventualité, car aucune information sûre et précise n’était connue en date du 14/1/13 (entretien avec ma hiérarchie). Ce même jour “Fenêtre sur cours” magazine du Snuipp-Fsu donnait un éclairage intéressant sur le contenu de la loi d’orientation qui parle de “socle commun de connaissances, de compétences et de culture”, notion intégrée donc clairement dans les apprentissages. j’en conclu que nous pourrions revendiquer la poursuite de notre travail en temps scolaire, en dehors de demande “territoriales” pour l’extra-scolaire de fin d’AM qui reste à discuter sérieusement pour éviter des dérives... Et j’ouvre grand les oreilles dans les écoles...
Je transmets ton mail à mes Directeurs et élus qui seront peut-être intéressés par la démarche.


Le 18 janvier 2013 par Sophie Bril, MI en Loire-Atlantique
A la Maison des Arts de Saint-Herblain (44) nous commençons à réfléchir à une nouvelle organisation des interventions en milieu scolaire en prévision de la probable mise en place des nouveaux rythmes scolaires pour la rentrée 2013/2014. Nous travaillons en particulier sur la place du musicien intervenant sur le temps périscolaire du soir.
Certaines communes vous ont-elles fait part de l'avancée de leur réflexion dans ce domaine?
Merci pour vos réponses.
Très cordialement.

  • Sophie BRIL
  • Direction des affaires culturelles
  • Maison des Arts
  • Pôle les Arts à l'école et petite enfance
  • TEL: 02 28 25 25 86

Le 16 janvier 2013

Le CNFPT vous convie à une demi-journée d’actualité sur le thème « « Nouveau temps scolaire, refondation de l’école : quels impacts pour les collectivités territoriales » qui sera retransmise en visioconférence depuis l’INSET d’ANGERS le 04 février 2013, de 09h à 12h45.

  • L’inscription se fait par Internet via le site du CNFPT (www.cnfpt.fr), Rencontres Territoriales, ou cliquant sur le lien suivant :http://cnfptangers.fr/rencontres/individu/

  • Pour toute demande d' information vous pouvez contacter : Karine Louessard - 02 41 77 37 64 ou Emmanuel Cartoux - 02 41 77 37 49
CNFPT - 80, rue de Reuilly - CS 41232 - 75578 - Paris cedex 12 - www.cnfpt.fr






Pour info trois articles parmi d’autres :

1/ la Gazette qui soulève, entre autre, une inconnue de taille : Si l’Etat exige une prise en charge obligatoire des élèves jusqu’à 16 h 30, quel sera le statut des activités éducatives organisées hors des cours : obligatoire ou facultatif ?




2/ Blog de Françoise Fressoz qui pointe une conduite « très centralisée » de la réforme, ainsi que le très grands nombres d'acteurs concernés.


3/ "La réforme des rythmes scolaires bute sur Paris" : où il est question des PVP = Professeurs de la Ville de Paris qui sont employés par la municipalité pour assurer dans les écoles parisiennes l'éducation musicale (1 heure hebdo), les arts plastiques (1 heure) et l'éducation physique et sportive (1 h 30), avec la crainte de voir ceux-ci être sollicités hors la classe, pour les activités périscolaires (et, par voie de conséquence, remettre les PE en situation d’enseigner eux-mêmes ces matières !).



En sera-t-il de même pour les musiciens intervenants...?

Face à cette crainte (qui commence à s’exprimer ici ou là), il paraît essentiel de bien distinguer ce qui relève de l'"éducation artistique" de ce qui appartient au champ des "enseignements artistiques" :
L'éducation artistique peut se dérouler dans des lieux dédiés — dont l'école ! — et sur des temps scolaires, péri et extrascolaires.
Les enseignements artistiques sont inscrits dans les programmes scolaires (que ce soit pour la musique ou les arts visuels) ; à ce titre, ils se déroulent pendant la journée de classe, en alternance avec les autres matières du "socle commun".

Pour autant, il semble difficile d'imaginer qu’une frontière étanche puisse s’établir avec, d'un côté, les musiciens intervenants (i.e "dumistes"), dont le champ d'action couvrirait de façon exclusive le temps scolaire et, de l'autre, des "intervenants" — par exemple, des enseignants d’écoles de musique — qui ne seraient qu’affectés aux temps péri et extra-scolaire !

A l’appui de cette remarque, citons un extrait de la circulaire du 22 juillet 1998 (NOR : MENE9801826C – L’éducation artistique et culturelle de la maternelle à l'université) :

[…] Les deux ministères souhaitent renforcer leur collaboration pour favoriser l'accès de tous les enfants à une pratique régulière et un enseignement musical de base et de qualité.
Les deux ministères décident de mettre en oeuvre un partenariat privilégié avec les collectivités territoriales, qui ont l'initiative et la responsabilité des établissements spécialisés de la musique, aux fins de constituer une véritable complémentarité entre écoles élémentaires et écoles de musique, dans le souci de démocratiser la formation musicale. Ils envisagent, dès à présent, des complémentarités possibles entre les différentes compétences des instituteurs, professeurs des écoles, conseillers pédagogiques en éducation musicale, enseignants spécialisés des écoles de musique et conservatoires, et titulaires du DUMI […].

Enfin, cette distinction entre éducation artistique et enseignement artistique ne doit pas conduire à « spécialiser » les professeurs de conservatoires autour de la seule dimension de l’enseignement !

Contribuer aux missions d’éducation artistique et culturelles fait bien partie de leurs missions, comme l’indique :

  • L’arrêté de classement du 15 décembre 2006 qui confie à l’ensemble des étblissements classés « Des missions d’éducation artistique et culturelle privilégiant la collaboration avec les établissements d’enseignement scolaire [...].
  • L’article L. 216-2 du code de l’éducation (issue de la loi d’août 2004) qui indique que les établissements d’enseignement artistiques « participent également à l’éducation artistique des enfants d’âge scolaire. »
NB : Petit bonus
http://www.dailymotion.com/video/xwxw10_anne-hidalgo-invitee-de-jean-michel-aphatie_news

Allez écouter (et voir la mimique très révélatrice d’Anne Hidalgo qui parle de l’excellence des conservatoires parisiens ; 3’56’’).

Merci à Nicolas Stroesser pour ces infos.



Le 23 janvier 2013 par Hélène Doré, MI en Haute-Vienne
Voilà un récapitulatif qui peut, peut-être, alimenter la réflexion pour mercredi prochain : http://www.robert-schuman.eu/question_europe.php?num=qe-212




Réflexion empirique 2 (les rythmes scolaires)
Cela fait 30 ans que l’on parle de changer les rythmes scolaires… On les a même changés dans cette période et alors… Les résultats ?
Concrètement : Les enfants peuvent rentrer à la maternelle dès 3 ans. Ils arrivent à l’école à 8H30 du matin et 90% y restent jusqu’à 16H30. Pour 50%, principalement dans les grandes villes, leur présence est prolongée jusqu’à 18H00 avec l’étude. Ce rythme sera le même jusqu’à la fin de l’école primaire, donc pendant 8 ans. « Grâce » aux centres de loisirs, les enfants peuvent aussi garder ce même rythme les mercredis. Les parents qui travaillent à deux ont donc la possibilité avec l’étude et les centres de loisirs d’avoir leurs enfants pris en charge par l’école tous les jours, pendant leur temps de travail.
Malgré la polémique du sujet, j’espère que tout le monde peut convenir que ce rythme est d’abord adapté à celui des parents et non à celui des enfants. Il a un autre intérêt, vu d’un pays à la démographie vieillissante, c’est de contribuer à faciliter les conditions pour avoir des enfants…
Je ne vais pas rentrer dans le débat de faut-il rajouter ou pas le mercredi matin dans le temps scolaire ? Quelles activités proposer les après-midi à partir de 15H ou 15H30 ? Quelles infrastructures sont à mettre en place ? Quelles sont les aides à octroyer par l’état, les régions et les villes ? Quelles sont les formations à apporter aux enseignants ? Quels sont les critères de qualités à mettre en place dans les nouvelles activités à proposer aux enfants ? Faut-il s’inspirer en partie du modèle allemand ou celui d’un autre pays du nord de l’Europe ?…
Ce qui me semble important de constater, c’est que vouloir toucher aux rythmes scolaires, provoque de fortes tensions. Et ces tensions, ne sont-elles pas un symptôme de plus de l’état moribond de notre société et de la crise du sens de la vie ?
Les solutions de masse qu’on nous propose depuis 30 ans, sont-elles des solutions ?
J’aime bien l’initiative de Mom’Artre dans le 18° à Paris qui a eu l’idée de proposer une prise en charge complète des enfants les soirs après l‘école, les mercredis et les vacances scolaires. Cette prise en charge complète s’appuie sur des ateliers artistiques et culturels avec l’implication d’artistes locaux et des parents quand ils le peuvent. Certains vont me rétorquer que reproduire à une plus grande échelle ce modèle n’est pas viable financièrement… Je suis convaincu qu’une multitude d’ateliers de cette sorte, tout en étant très différenciés, pourraient éclore aujourd’hui et pas simplement le soir après l’école mais aussi les après-midi. Cela va juste à l’inverse des programmes de TV, des consoles de jeux et autres distractions, le fond de commerce de ceux qui préfèrent une humanité amorphe.
Un des problèmes de fond soulevé par les rythmes scolaires est la place que nous, les adultes, donnons à nos enfants. Quel est le temps que nous leur attribuons ? Quelle vie partageons nous avec eux, pas simplement pour les occuper ou les distraire, mais pour qu’ils s’épanouissent et que nous nous épanouissons avec eux ou proche d’eux (à travers un cadre auquel on a collaboré par exemple ou tout du moins on s’y est impliqué, on le connaît) ?
Un autre problème crucial est en rapport avec ce que notre société a placé au centre de l’éducation des enfants. Aujourd’hui, l’éducation à l’école consiste à apporter des connaissances. Ne faudrait-il pas plutôt leur apprendre à apprendre ? Leur faire aimer l’apprentissage ? Enfin savoir être attentif à ce qui résonne bien avec chaque enfant ? (pour l’aider à développer ce ou ces aspects et ainsi l’aider à acquérir la nécessaire confiance en soi, aux autres et à la vie).
Les parents qui ont des moyens financiers procurent à leurs enfants des cours de danse, de théâtre, de musique, d’anglais, de, de, de… Et l’enfant a lui aussi son agenda bien rempli. Mais ce type de papa et maman, dans la grande majorité des cas, ne sont qu’au mieux des spectateurs de la vie culturelle, sportive et artistique de leurs enfants. Et ces cours ne constituent pas non plus une garantie de l’épanouissement des enfants concernés.
Le problème des rythmes scolaires devrait nous interpeller, nous adultes, sur nos propres rythmes et ce qui est prioritaire dans nos vies. Ne faut-il pas revoir notre façon de vivre ensemble (avec nos enfants, avec leurs éducateurs, avec le tissu culturel, social, sportif, artistique proche de nous) ? Ne faut-il pas revoir notre rapport au travail, à l’argent et au temps ? Ne faut-il pas imaginer une autre façon de vivre et de s’impliquer au quotidien ? (dans ce qui pourrait constituer de nouvelles formes d’éducations et de vivre ensemble : dans l’environnement et l’agroécologie, dans la connaissance par l’expérience de la culture et des cultures, dans le bénévolat, dans l’entraide)…
Tant que le bien commun et d’abord celui des enfants, ne guidera pas réellement nos choix, tant que ce sont les intérêts prosaïques qui primeront, l’inculture, la démotivation, la violence et le cynisme gagneront encore du terrain.
Heureusement, aujourd’hui, il y a des essais réussis d’écoles alternatives. Je pense par exemple à l’école de la Ferme des Amanins, ou encore les camps de volontariat du Vieil Audon (le Vieil Audon n’est pas une école mais c’est un très bon outil de formation globale des jeunes et adolescents). Il y a de nombreuses autres initiatives comme les écoles Montessori, Steiner et Freinet, la living school, l’école du Hameau des buis, le groupe des incroyables comestibles (ce n’est pas une école mais une démarche où dans un quartier, une ville, les enfants et les parents cultivent et donnent gratuitement des fruits et des légumes)… Mais à l’échelle de la France, cela reste très minoritaire.
Imaginez, rêvons. Tous nos amis artistes, les galériens du cachet, nous appellent et nous disent : « on a enfin du boulôt pour l’année, on va monter des spectacles avec les écoles et préparer un carnaval pour chaque école ». D’autres nous appellent et nous disent : « on met en place un atelier poterie, un atelier sculpture, un atelier jardinage par quartier avec les enfants. Ailleurs, ils vont construire des bateaux avec un atelier menuiserie. Là- bas, ils sont chargés de décorer des rues du centre ville. Là-haut sur la montagne, les écoles réalisent un observatoire scientifique et animalier. Ici, ils ont comme projet de monter une serre dans la cour de l’école »…
J’ai rêvé, nous avons rêvé ? Vous avez parlé horaires, rythmes ???
Vous savez, ceux qui dans l’histoire construisent les bateaux, ils sont rentrés tous les soirs à 20H le dernier mois pour finir leurs bateaux avant la fête de l’école. Mais ils étaient si heureux, ils étaient si fiers de leurs bateaux… Bien plus tard, deux en ont fait leur métier.